🩺 Articulations · Urgence : Modérée

Dysplasie de la hanche chez le chien

La dysplasie de la hanche est une malformation de l’articulation coxo-fémorale, où la tête du fémur et la cavité du bassin ne s’emboîtent pas correctement. Le jeu articulaire anormal entraîne à terme une usure du cartilage et de l’arthrose.

Symptômes à repérer

  • Démarche chaloupée ou « sautillante » des postérieurs
  • Difficulté à se lever, à monter les escaliers ou à sauter
  • Boiterie qui s’aggrave après l’effort
  • Fonte musculaire des cuisses
  • Réticence à l’exercice

Causes et facteurs de risque

Composante héréditaire forte, surtout chez les chiens de grande taille à croissance rapide. Un surpoids et une suralimentation énergique du chiot aggravent l’expression de la maladie.

Prévention et prise en charge

Choisir des reproducteurs dépistés (radiographies officielles des hanches), maîtriser la croissance du chiot, éviter le surpoids et privilégier un exercice régulier et modéré.

Quand consulter un vétérinaire ?

Dès qu’une boiterie persiste ou que le jeune chien rechigne à bouger.

Qu’est-ce que la dysplasie de la hanche ?

La dysplasie de la hanche est un développement anormal de l’articulation de la hanche, surtout observé chez les chiens de grande taille. L’articulation est trop lâche : la tête du fémur est mal recouverte par le bassin, les pressions se concentrent sur une zone trop réduite, le cartilage s’abîme peu à peu et de l’arthrose s’installe avec le temps.

Une maladie à la fois héréditaire et liée à la croissance

Les grandes races sont les plus touchées, notamment le berger allemand, le labrador, le border collie, le berger australien et le bouvier bernois. Selon AniCura, la génétique représente environ 40 % du risque ; les conditions de croissance pèsent pour le reste chez un animal prédisposé. Les facteurs qui aggravent la maladie sont connus :

  • une suralimentation pendant la croissance, ou un excès de calcium et de phosphore ;
  • trop d’exercice à fort impact chez le chiot (sauts, courses intensives) ;
  • le surpoids et une musculature fessière insuffisante, qui accentuent l’instabilité de l’articulation.

C’est une maladie dite « à seuils » : un chien né de parents dysplasiques mais élevé dans de bonnes conditions peut ne jamais montrer de signes, et un chien né de parents indemnes peut en développer si sa croissance s’est mal passée. La sélection des reproducteurs ne suffit donc pas à elle seule.

Les signes qui doivent alerter

  • une démarche chaloupée de l’arrière-train, ou une course « en lapin », les deux pattes arrière ensemble ;
  • une boiterie plus marquée après l’effort ;
  • une raideur au lever, le besoin d’un « échauffement » pour se remettre en mouvement ;
  • des difficultés à monter les escaliers ou une pente ;
  • un chien qui se fatigue vite, joue moins, fait des pauses en promenade.

Chez le jeune chien, la dysplasie peut exister sans aucun symptôme visible, et plusieurs années peuvent passer avant qu’elle ne devienne gênante.

Le diagnostic : l’examen clinique et la radiographie

Le vétérinaire recherche une articulation lâche, une amplitude réduite et une douleur à l’extension de la hanche. La radiographie reste l’outil principal. Les clichés classiques sont réalisés après l’âge d’un an, une fois la croissance terminée. Des protocoles plus récents mesurent la laxité de l’articulation dès 14 semaines, ce qui permet d’agir avant l’apparition de l’arthrose. Chez le chien adulte, les radiographies servent surtout à évaluer l’arthrose et à adapter la prise en charge.

La prise en charge

Il n’existe pas de traitement qui fasse disparaître la dysplasie, mais plusieurs leviers se combinent pour limiter la douleur et préserver la mobilité.

  • Une activité adaptée : le repos complet n’améliore pas la dysplasie. Plusieurs promenades courtes valent mieux qu’une longue ; la natation ou la marche dans l’eau musclent sans abîmer les articulations ; les sauts, les courses prolongées et les sols durs sont à éviter.
  • Le poids : un chien mince souffre moins, son arthrose progresse moins vite et il a besoin de moins de médicaments.
  • Les compléments : les oméga-3 ont un effet anti-inflammatoire documenté ; l’efficacité de la glucosamine et de la chondroïtine reste discutée. À voir avec le vétérinaire.
  • Les médicaments : anti-inflammatoires et antalgiques prescrits et suivis par le vétérinaire quand la douleur le justifie.
  • La chirurgie : chez le chiot à risque, des interventions préventives existent, entre 14 et 18 semaines pour l’une, entre 6 et 10 mois pour l’autre, tant qu’il n’y a pas d’arthrose. Chez l’adulte que les autres mesures ne soulagent plus, une prothèse totale de hanche peut être envisagée.

Peut-on la prévenir ?

En partie. Avant d’accueillir un chiot d’une race à risque, demandez les résultats du dépistage radiographique des deux parents : la dysplasie se transmet, et les reproducteurs des races exposées doivent être évalués avant la reproduction. Pendant la croissance, donnez une alimentation adaptée sans supplément de calcium, gardez le chiot mince et évitez les exercices à fort impact.

Questions fréquentes

À quel âge peut-on dépister la dysplasie ?

Des radiographies spécifiques mesurent la laxité de la hanche dès 14 semaines. Le dépistage classique, utilisé pour la sélection des reproducteurs, se fait après un an.

Un chien dysplasique doit-il rester au repos ?

Non. Une activité douce et régulière entretient les muscles qui stabilisent la hanche. Quelques jours de repos sont utiles seulement après un effort qui a provoqué douleur ou raideur.

La dysplasie se guérit-elle ?

Elle ne disparaît pas, mais bien prise en charge elle permet à beaucoup de chiens de vivre confortablement. L’évolution dépend de la gravité des lésions, de l’état général du chien et de son mode de vie.

Sources (consultées le 4 octobre 2026) : MSD Veterinary Manual, édition pour les propriétaires, Hip Dysplasia ; AniCura France, Dysplasie des hanches chez le chien.

Races particulièrement prédisposées

D'après les affections sur-représentées par race (Dog Aging Project). Le facteur « × » indique combien de fois l'affection y est plus fréquente que dans la moyenne des chiens. Une prédisposition n'est pas une fatalité.

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Anticiper les frais de santé

Les soins liés à une affection comme « Dysplasie de la hanche » peuvent représenter un budget. Deux leviers concrets : une assurance santé pour chien qui couvre une partie des frais vétérinaires, et une alimentation adaptée qui soutient la prévention.

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Ce qui aide au quotidien

Ces produits ne soignent pas et ne remplacent pas un avis vétérinaire : ils visent le confort de vie d’un chien concerné par « Dysplasie de la hanche ».

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Information générale à visée éducative, ne remplaçant pas une consultation. Les prédispositions par race proviennent du Dog Aging Project (McNulty et al., 2023, CC BY). En cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.

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